Quand la déco participe à notre bien-être

"Chaque lieu que nous visitons, chaque espace que nous traversons nous transmet quelque chose"

Lorsque nous sommes malades et/ou douloureux chroniques, nous passons la majeur partie de notre temps chez nous, pelotonné.e dans notre lit, emmitouflé.e sur notre canapé ou parfois couché.e sur le carrelage de notre salle de bain à la recherche d'un peu de fraîcheur (bouffée de chaleur ou malaise vagal oblige... ). Il est important de se sentir bien chez soi, tout le monde le sait. Mais encore plus lorsqu'on est contraint d'y rester 90% de notre temps (plus ou moins selon les maladies chroniques) à cause des crises de douleurs multiples, de l'épuisement intense et persistant lié à la fatigue chronique ou encore des virus ou autres bébêtes du genre chopés au coin de la rue à cause de notre système immunitaire défaillant (et oui, car qui dit maladie chronique dit système immunitaire affaibli).

 

La maladie chronique nous en fait donc voir de toutes les couleurs, ce qui nous rend vulnérable au fur et à mesure du temps. On est alors très sensible à la moindre petite chose. Un.e malade chronique devient souvent hypersensible, ou l'est déjà. C'est pourquoi, être dans une atmosphère douce, chaleureuse et réconfortante peut-être un des premiers remèdes à avoir pour nous apaiser. 

En effet, il est maintenant bien connu de tous que l'architecture de notre intérieur et nos émotions sont intimement liés. Ainsi, l’environnement dans lequel nous nous trouvons peut aider à optimiser notre bien-être et influencer notre bonheur. D'ailleurs, à l'heure actuel, le terme danois hygge (prononcé "hugueu" signifiant confort) qui a remplacé le terme anglo-saxons cocooning est devenu à la mode en un claquement de doigt. Mais au final, ces chers amis danois (et autres pays du Nord tels que la Norvège, la Finlande, l'Islande etc...) n'ont rien inventé: c'est dans les années 1950-1960 que la psychologie de l’architecture d’intérieur a commencé à faire son apparition. Cette discipline qui est une branche de la psychologie environnementale, étudie la relation entre les différents types d’environnements et la manière dont ils affectent le comportement et l’humeur des personnes qui y vivent. Son objectif est de créer des effets positifs sur la santé des gens.(1) Elle a commencé à faire son apparition à la suite d'interrogations que pouvaient avoir les personnes travaillant dans le domaine de la construction, du bâtiment et de l'environnement quant à l'impact que produisaient les différents espaces sur les comportements humains. Les psychologues ont alors commencé à étudier ces phénomènes et ont réalisé que les lieux dans lesquels nous passons la majorité de notre temps ont un effet considérable sur notre niveau de stress, notre bien-être et nos comportements. Ils ont réalisé que certains lieux causaient du stress et des angoisses qui, à long terme, pouvaient engendrer des maladies. Par exemple, un environnement stressant produira plusieurs réponses physiologiques comme une activité accrue du cœur, de l'estomac, des intestins ou des glandes endocrines, ce qui entraînera à la longue de nombreuses pathologies telles que l'augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle, des ulcères ou même des migraines. Bien entendu, l'impact que produit un environnement sur un individu est très subjectif et peut varier d'une personne à une autre.(2)

La psychologie environnementale est donc une discipline fantastique car elle tente de prédire les façons dont les différentes variables d'un environnement (bruit, luminosité, température, agencement, ameublement...) influenceront l'individu. Comme nous venons de le voir, l'ambiance et l'atmosphère d'un lieu peuvent agir sur le niveau de stress et d'anxiété d'une personne. Ainsi, les recherches ont été poussées jusqu'à suggérer qu'il était possible de concevoir des espaces de vie favorisant tout le panel du comportement humain tel que la créativité, la productivité, l'attention, la relaxation etc... L'un des premiers psychologues et comportementalistes qui étudia et mis l'accent sur les différentes répercutions qu'un lieu peut avoir sur le comportement global d'une personne fut Kurt Lewin.(3) Un peu plus tard, le biologiste et médecin américain Jonas Salk qui cherchait un traitement contre la poliomyélite dans un laboratoire sombre et lugubre depuis des années, finit par trouver un vaccin efficace alors qu'il était parti s'aérer l'esprit en Italie. Non seulement il fit une découverte scientifique incroyable pour l'avancée médicale, mais en plus il redécouvrit à quel point l'environnement pouvait influencer nos pensées. Il s'associa alors à l'architecte Louis Kahn pour construire l'Institut Salk, près de San Diego en Californie. Ils créèrent ensemble dans les années 1960 un établissement de recherche capable de stimuler la créativité des scientifiques. De nos jours, certaines écoles d'architecture proposent désormais des cours d'introduction à la psychologie et aux neurosciences.(4)

L’architecture comme vecteur de bien-être

L’architecture, pensée dans sa globalité, est en mesure de participer au bien-être de l’homme, et donc de sa santé. Dépasser les normes scientifiques au profit de notre confort physique et psychologique est devenu le sujet phare de ces dernières années.  En dehors de toute considération médicale, les architectes et les urbanistes seraient ainsi perçus comme des acteurs de la santé véhiculant le bien-être à travers le design urbain et la décoration d'intérieur. Puisque les différents aménagements et agencements conditionnent nos comportements, les architectes et urbanistes se sont mis à créer des bâtiments (hôpitaux, cliniques, résidences de soins...) qui pouvaient favoriser la guérison en contribuant au bonheur des malades ou bien des lieux de vie qui pourraient préserver et prendre soin de la santé de l'homme. Par exemple, l’élargissement et l’aménagement adéquat des espaces de circulation dans un immeuble pourraient être propice à la rencontre et à l’échange ce qui aurait des répercussions sur la santé psychologique de personnes fragilisées (par exemple dans les établissements médico-sociaux). Ou alors, l’embellissement et l'accessibilité des espaces urbains inciteraient la population à emprunter leurs vélos ou à marcher, influençant positivement la condition physique de tous ceux qui le feraient.(5)

 

Avec les progrès des neurosciences, les chercheurs se sont demandé comment utiliser les méthodes rigoureuses de cette discipline et une meilleure compréhension du cerveau pour améliorer la conception architecturale. Ainsi, plusieurs groupes de psychologues spécialisés en neurocognition et en psychologie de l'environnement ont cherché dans quelle mesure la conception des hôpitaux, notamment psychiatriques, modifie les comportements et l'évolution de l'état de santé des patients. Jusqu'à présent, l’architecture et le design était dépendant des sociétés industrielles qui concevaient les hôpitaux pour leur fonction et l'efficacité des soins apporté aux patients. Ainsi, ces derniers ressemblaient, comme tous autres bâtiments publics, à des usines. La pratique de la médecine a pour objectif principal de traiter des maladies, négligeant souvent les besoins psychologiques, sociaux et spirituels du patient. Ce fût que récemment que les architectes ont pris conscience de l’influence positive qu’exerce l’environnement sur la dimension psychologique de l’individu. Ainsi, la conception des cliniques et des bâtiments médicaux commencent à se moderniser, prenant un aspect beaucoup plus design accentuant le côté chaleureux et agréable des lieux mis à disposition des malades. Les architectes spécialisés dans le secteur de la santé cherchent à adapter l’environnement aux besoins des patients mais aussi des soignants. Ils doivent alors apporter du plaisir, de la joie et de la sérénité en aménageant des lieux de vie répondant à certains critères favorable à la santé pour rendre les lieux aussi attractifs que possible.(6)

 

En effet, personne n'aime particulièrement être à l'hôpital, surtout lors de longues hospitalisations. Il est reconnu maintenant que plus une personne se trouvera dans une chambre chaleureuse ou retrouvera son foyer rapidement après une intervention (une maladie, une attaque ou autres...), plus vite le processus de guérison se fera. Après mon hystérectomie, j'ai été hospitalisée 3 jours. Mon chirurgien n'aurait pas refusé une hospitalisation plus longue, mais il me connaît assez maintenant pour savoir que je suis beaucoup mieux chez moi et que je cherche toujours à rentrer le plus vite possible même si la chambre dans la clinique où je me trouvais était de tout confort, lumineuse et proche de la Limmat (rivière traversant Zürich). Mais je préfère me retrouver chez moi avec mes deux lapins, dans mon petit nid douillet que j'ai créé avec amour. J'ai en effet aménagé mon appartement tel un vrai petit cocon qui m'apporte tout le (ré)confort dont j'ai besoin, que ce soit au quotidien ou en cas de crises. J'ai adapté mon intérieur selon mes besoins, mes envies, et bien entendu selon mes goûts. J'ai associé fonctionnalité (pour simplifier ma vie avec mon handicap), à convivialité car il est important pour moi que tout le monde qui vient me voir se sente bien accueil et à l'aise dans mon appartement. Comme je le dis toujours à mes amies: "Ma maison est ta maison, fais comme chez toi". Comme ma santé me fait souvent défaut et que je dois alors observer un certains temps de repos, j'invite mes proches à boire un thé, dîner, papoter ou refaire le monde confortablement installé sur mon canapé-lit rose poudré : "Quand je ne peux pas sortir voir le monde, j'invite le monde chez moi", telle est ma devise du moment. Alors oui, cela peut faire un peu "mamie" car je ne sors plus en soirée, faire des milliards d'activités et autres trucs délirants, mais j'ai pu faire un bon tri parmi mes ami(e)s et j'ai su garder une vie sociale malgré mes problèmes de santé qui ont ébranlé mon existence toute entière ces dernières années. Et j'ai, à ce qu'il paraît, réussi à rendre mon espace de vie chaleureux et agréable pour tous car j'ai souvent des remarques de mes proches me disant que mon appartement est apaisant, douillet et qu'il dégage de bonnes ondes.

Vous l'aurez donc compris, il est alors important d'adapter son foyer afin de s'y sentir bien. Que ce soit pour améliorer son bien-être, pour augmenter sa créativité ou sa productivité de travail ou alors pour favoriser le confort et la convivialité. Dans le monde occidental où nous vivons essentiellement à l’intérieur des bâtiments, il est donc important de s'attarder un peu sur la décoration et l'aménagement de notre intérieur afin de réduire notre anxiété et de développer en nous des émotions positives.

Pour ce faire, il existe quelques recommandations à suivre afin d'insuffler le bonheur dans notre foyer : la luminosité, la verdure, la température et le bruit sont les 4 facteurs majeurs à prendre en considération (selon les architectes dans le secteur de la santé). Mais aussi la distribution des espaces, l'agencement des meubles ainsi que la couleur utilisée nous influencent. Les tons pastels sont préférables aux tons gris et blancs, car ces derniers donnent une touche impersonnelle et la gamme pastel offre une sensation de détente et d’intimité. Les objets conçus avec des lignes courbes et sinueuses éveillent en nous des sentiments de bonheur et de détente, tandis que les lignes rectangulaires sont associées à des sentiments de froid et d’hostilité. Les chercheurs supposent que cette préférence existe parce que les contours très marqués sont codés dans notre cerveau comme des dangers potentiels. L’amplitude génère une sensation de liberté et de tranquillité, c’est pourquoi on recommande de ne pas trop meubler son espace. Et pour finir, personnaliser les espaces avec des photos ou des objets qui ont une signification personnelle importante rend les gens plus à l’aise.(1)

L’influence de l'Espace

Des recherches menées par le psychologue Joan Meyers-Levy au sujet du comportement des gens en fonction de la hauteur sous plafond des pièces dans lesquelles ils évoluaient ont révélé que les gens se sentent moins contraints physiquement lorsque les plafonds sont hauts. La hauteur des plafonds influence la façon dont nous traitons les informations. Dans les pièces où le plafond est haut, les gens ont tendance à penser librement, ce qui pourrait les conduire à établir des associations d'idées plus abstraites. Au contraire, une impression de confinement inspirerait une vision plus focalisée sur les détails, ce qui est préférable dans certaines circonstances. Ainsi, dans un bloc opératoire, un plafond bas est mieux adapté, car le chirurgien doit se concentrer sur les détails. Inversement, de grandes œuvres artistiques ont plus de chances de naître dans des studios spacieux. Toutefois, la hauteur réelle du plafond est moins importante que sa hauteur perçue, et l'on peut modifier cette perception de l'espace en utilisant des couleurs claires ou des miroirs.(4)

L’influence de la Nature

Le lien et le plaisir du contact avec la nature est essentiel pour l'homme: On s'éloigne de la vie quotidienne pendant quelques instants pour reprendre des forces dans des espaces naturels. La nature offre diverses couleurs, formes et parfums qui aident à oublier les tracas de la vie quotidienne. De plus, elle développent souvent une atmosphère répondant à nos besoins de détente, d'harmonie et de créativité. La nature est un environnement revitalisant et inspirant pour de nombreuses créations. Il est donc très important que l’environnement naturel soit accessible depuis le lieu où l'on passe la plupart de notre temps. En effet, les recherches de Agnes Van Den Berg, psychologue de l'environnement, ont montré que nous percevons les milieux naturels comme étant plus réparateurs que les environnements urbains. Le contact avec la nature est donc recommandé aux personnes fatiguées physiquement et mentalement. Ses bienfaits peuvent aussi se faire sentir à travers une simple fenêtre pour les personnes ne pouvant pas se déplacer et sortir facilement de chez eux.(6)

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Le Credit Valley Hospital à Toronto favorise la vie, la santé et l'innovation dans un environnement stimulant grâce à l'utilisation d'éléments naturels tels que la lumière du soleil, le bois et l'eau. Avec ses somptueux arches de bois gigantesques, cet établissement met en scène une foret intérieure.

De plus, les espaces verts seraient particulièrement bénéfiques pour les enfants et adolescents souffrant de troubles de l'attention. En effet, la vue qui s'offre à eux est susceptible d'influer sur leurs capacités cognitives, notamment sur leur concentration. Regarder par la fenêtre laisse supposer que l'on est en train de rêver ou que l'on est distrait. En fait, la contemplation d'un jardin ou d'une forêt améliore la concentration. N'oublions pas que nous avons évolué dans un environnement qui nous prédispose à être plus efficaces dans un espace vert.(4)

L’influence de la Lumière

Les effets positifs de la lumière naturelle sur le bien-être psychologique sont attestés par un grand nombre de recherches: un manque de lumière peut provoquer des perturbations physiologiques et psychologiques importantes. En effet, la lumière du jour est indispensable pour l’équilibre hormonal. Les recherches de 2 psychologues de l'environnement, Rikard Küller et Carin Lindsten, ont démontré que les patients hospitalisés dans des chambres lumineuse et avec vue sur la nature se rétablissent plus rapidement que ceux qui voient un mur de briques. Les patients séjournant dans des chambres sans fenêtres peuvent développer une privation sensorielle et des réactions dépressives avec une augmentation des troubles cognitif et de l'attention.(6)

 

Sur le lieu de travail, l’exposition directe à la lumière du soleil à travers des fenêtres accroît le bien-être et a un impact positif sur le comportement et la satisfaction au travail. Une pièce sans fenêtre peut, en revanche, avoir une influence négative sur la santé et le bien-être de la personne qui l’occupe. En effet, les employés travaillant dans des pièces sans fenêtres connaissent plus de tensions et ont une attitude plus critique à l'égard de leurs conditions de travail.(6)

Les fenêtres permettent de laisser pénétrer l'air frais, d'offrir une vue et un lien avec le monde extérieur ce qui est important pour permettre à celui qui est enfermé d’observer les variations de luminosité et les différentes saisons. Il est bien connu maintenant que l'exposition à l'éclairage à certains moments au cours d'une période de 24 heures peut prolonger et améliorer la qualité du sommeil. La lumière naturelle devrait donc être préférée à la lumière artificielle. Malheureusement dans les pays Nordiques, la lumière naturelle qui diminue pendant l'hiver les obligent à trouver d'autres alternatives pour contrer le manque de luminosité. En Islande par exemple, de décembre à janvier, le temps d’ensoleillement est en moyenne de 3 à 4 heures par jour, quand il ne fait pas gris. Pour ne pas tomber en dépression, les habitants ont recours à des compléments alimentaire, mais aussi à la luminothérapie : une source de lumière d'intensité lumineuse et de longueurs d'ondes spécifique proche de celle du soleil. La luminothérapie est un traitement médical proposé en cas de dépression saisonnière relatif au manque de soleil. Ainsi cette source de lumière n'est pas une lampe banale mais un écran diffusant une lumière blanche à une intensité de 10 000 lux (unité d'éclairement). L'exposition de cet lumière thérapeutique doit se faire quotidiennement afin de bénéficier de ces effets antidépresseur. La durée du traitement recommandé par les spécialiste est de 20 à 30 minutes le matin pour simuler le levée du soleil. La lampe doit être posée à une distance de 45 cm de notre visage. L’effet bénéfique de la luminothérapie est liée à la synchronisation et la stabilisation de notre rythmes circadiens (cycle veille-sommeil qui nous permet de rester alertes pendant la journée et de dormir la nuit), l'amélioration de la vigilance et l'augmentation de la sérotonine (hormone du bonheur et régulatrice de l'appétit). Toutefois, il faut faire attention à ne pas trop en abuser. En effet, une lumière trop forte et trop brillante aura tendance à interférer avec notre état de relaxation et de détente. La luminosité d'une pièce peut donc avoir des effets relaxants ou stressants. En effet, la lumière des bougies est tout a fait recommandé pour créer une ambiance chaleureuse et réconfortante qui offre un bon moment de détente. Ajoutons à cela une odeur délicate ou savoureuse, nous avons un combo parfait pour passer une belle soirée relaxante, idéale pour préparer le sommeil.(6)

L'ameublement crée la convivialité

La disposition des meubles à une grande influence sur les relations sociales et le bien-être.

 

Être malade chronique c'est passé son temps chez les médecins et encore plus dans leurs salles d'attente. Sur les réseaux sociaux le hashtag #passionsalledattente est devenu rapidement viral pour montrer l'attention qu'un médecin porte à sa salle d'attente et les heures que nous y passons. En effet, une belle salle d'attente, bien aménagée et décorée avec soin est vraiment bénéfique au bien-être et au confort du patient. Il est même possible que le patient arrive moins angoissé à sa consultation.

La disposition des sièges dans les lieux d'attente influence la convivialité. En effet, les chaises placées le long des murs empêche la socialisation. En revanche, disposer les meubles en petits groupes dispersés dans la pièce encourage les échanges entre les personnes. Dans certaines salles d'attente, j'ai pu avoir le plaisir de passer de bon moment en compagnie de personnes charmantes et aimables grâce à la disposition rapprochée des fauteuils. Non seulement, les fauteuils étaient confortables, mais en plus la conversation échangée avec certains.es patients.es ont eu un effet bénéfique sur mon humeur et ainsi, le temps d'attente vécu a pu être moins long. Il y a même certains médecins qui mettent à disposition un thermos d'eau chaude et un choix de thé dans leur salle d'attente ou alors, c'est la secrétaire qui nous en propose. Cela reste rare et bien sûr, ce sont des cabinets privés qui offrent ce petit extra la plupart du temps. Ces petites attentions peuvent paraître futiles pour la plupart des médecins, mais cela a toutes sont importances pour le patient, surtout lorsqu'on est malade chronique et qu'on passe notre vie en salle d'attente.

Le revêtement du sol a également son importance. À l'hôpital, la présence d'une moquette ou d'un tapis moelleux augmente le temps que les amis et la famille des patients passent avec le malade. Comme on le sait, le soutien social accélérerait la guérison. Évidemment, une moquette est bien plus difficile à nettoyer que les sols habituels des hôpitaux et elle représente un risque majeur pour la santé dans certains services. Ainsi, les moquettes peuvent être installé dans les chambres des cliniques et des services de séjours de longue durée.(4)

Chambre d'hôpital au New Stamford Hospital à Washington : exemple de chambre de soins conviviale qui offre une belle luminosité dans un décor bois tout en respectant les règles d’hygiène.

Une déco pour se sentir bien

 

Jusqu'à présent les scientifiques se sont surtout intéressés aux bâtiments publics (hôpitaux, écoles, grandes entreprises... ), mais peu aux habitations privées. Ces dernières années, la pression et la charge mentale se faisant de plus en plus ressentir dans nos quotidiens, les maladies psychologiques telles que la dépression et le burn-out sont en plein essor. Les gens recherchent alors toutes sortes de moyens pour se détendre et décompresser dans des journées où l'on ne s'arrête jamais. La quête du bonheur s'est ainsi développée en masse dernièrement et des solutions nous viennent des 4 coins du monde: l'Asie nous a inspiré le Feng Shui, la méditation ou encore le pranyama. Les polynésiens nous insufflent leur méthode Ho'oponopono. Et maintenant, c'est au tour des pays nordiques de nous dévoiler leur secret du bien-être et du Bonheur avec l'art de vivre à la danoise: le Hygge. En effet, il paraîtrait que les Danois sont le peuple le plus heureux du monde! On peut découvrir une partie de leurs secrets en consultant le livre écrit par Meik Wiking, le président de l’Institut de recherche sur le bonheur à Copenhague et qui fait fureur en ce moment: "Le livre du Hygge. Mieux vivre : la méthode danoise". Pour être honnête avec vous, je ne l'ai pas lu et ne compte pas le lire. Hors, récemment, une amie est venue chez moi et m'a affirmé que mon appartement était très hygge. Je me suis donc penchée sur ce mot bizarre pour comprendre ce que cela signifiait. Le mot hygge ne vient pas du danois, mais du vieux norvégien, où il voulait dire "bien-être". Avant mes recherche, je croyais que ce mot signifiait un style d'architecture inspiré par les pays nordiques alors qu'il définit un art de vivre.(7)

 

Comme nous l'avons vu plus haut dans cet article, le peuple nordique est propice à la dépression saisonnière car ils vivent dans des pays où la météo n’est pas vraiment clémente et la lumière très peu présente durant toute la saison hivernal. Ainsi, ils ont développé des stratagèmes pour faire face à cette dépression et c'est ainsi que le hygge est apparu. Je ne vais pas m'étendre sur la philosophie danoise car ce n'est pas le thème de cet article mais uniquement sur la partie du design d'intérieur danoise. En effet, la décoration d'intérieur des pays nordiques est le reflet de leur joie de vivre: ils misent essentiellement sur l'atmosphère douce et l'ambiance chaleureuse qui apportent une touche de bonheur à leur foyer.(8)

 

Il y a des lieux de vie où vous vous sentez détendu.e, des ambiances qui vous procurent un bien-être presque instantané et des atmosphères qui vous remplissent de joie. Pour créer un foyer qui vous rend heureuse.eux, un lieu de vie qui révèle votre bonheur, un foyer dans lequel vous pourrez entrer et vous sentir bien dès que vous y mettez les pieds, comme à la maison, ce qui va suivre va sûrement vous y aider.

Nous avons vu l'importance de la luminosité pour notre bien-être. Et plus particulièrement de la lumière douce pour apporter un côté doux et feutré à notre intérieur afin de se détendre et se sentir bien chez soi. En hiver, la lumière naturelle diminue ce qui nous plonge dans un état morose. Au lieu de broyer du noir, pensez alors à allumer des bougies, des chandelles ou des lampes dont l'éclairage est tamisé (dans le commerce nous trouvons maintenant très facilement des variateurs d'ambiance pour changer l'intensité lumineuse des ampoules). La décoration d'intérieur ne fait pas appel que a un seul de nos 5 sens. En plus de la vue, nous pouvons ajouté le touché par des matières duveteuses, légères ou moelleuses; l'odorat avec des bougies parfumées (on peut maintenant en trouver de plus en plus qui sont réalisées à base de cires végétales et d'huiles essentielles bio pour un parfum naturel et délicat) ou un diffuseur d'huiles essentielles (en plus de l'odeur, vous pourrez profitez de leurs propriétés purifiantes et apaisantes) ou l'ouïe en écoutant votre musique préférée: pour une atmosphère relaxante, des musiques douces en fond sonore sont à privilégier (Agnes Obel est une musique que j'adore et qui me détend), de l'ASMR ou encore les bruits de la nature (il existe tellement d'applications de nos jours pour cela, je suis sûr que vous avez vos favorites à écouter. Pour ma part, j'adore l'application Sleep Orbit). Si vous avez la chance comme moi d'avoir une cheminée chez vous, vous pourrez profiter du crépitement et du craquement du bois et du son des tisons. En plus de créer une atmosphère feutrée et enveloppante, regarder des flammes est réconfortant, car ces dernières sont synonyme de chaleur et de sécurité.(8)

Avoir une décoration d'intérieur adaptée à vos envies et qui vous reflète contribue énormément à votre humeur et va dégager en vous des émotions positives. Que vous ayez un style plutôt minimaliste, sobre et épuré d'une maison danoise; que vous peignez tous les murs d'une pièce d'une couleur foncée et profonde pour créer une ambiance enveloppante ou au contraire d'une couleur claire qui reflète la lumière et y ajouter un grand miroir dans la pièce afin de créer un sentiment d'ouverture et de grandeur; ou alors que vous aimiez plutôt le style cocooning d'un cottage anglais; tous les coups sont permis (ou presque) tant que l'on y met son cœur. Un foyer ou l'on se sent bien est un foyer qui nous correspond et qui reflète notre âme, car votre maison est l'endroit où réside votre cœur.

par Célimène, le 18 décembre 2019

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